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Chronique de la bétise ordinaire

13.09.09

Permalien 19:37:49 par Wally, Catégories: Blah, blah

Chronique de la bétise ordinaire

Pour la deuxième fois en trois jours, Brice Hortefeux va aller ce soir partager le jeune du Ramadan avec des musulmans. Mais rassurez vous, il n’a rien à se reprocher. Il précise même lorsqu’on lui demande s’il va s’excuser pour ces propos : «Pour qu’il y ait excuse, il faudrait qu’il y ait faute».

S’il avait un peu de dignité, Hortefeux n’avait qu’à juste s’excuser pour ce dérapage, car il s’agit bien de ça, plutôt que de nous prendre pour des crétins en nous faisant croire dans un premier temps qu’il parlait de photos, puis de ses “compatriotes” auvergnats.
Une fois de plus, nous voilà confronté au racisme ordinaire, déjà dénoncé par Azouz begag et Rachida Dati, tous deux anciens collègues de Mr Hortefeux au sein du gourvernement.
Nous voilà donc confronté au racisme ordinaire, celui quotidien qui s’appuie sur la bétise, l’ignorance et la connivence des autres.

Au delà de la phrase déjà célèbre, écoutez l’ensemble du dialogue et non pas juste la petite phrase qui je le reconnais en dit long sur le personnage.



Amine, c’est l’intégration ça, c’est l’intégration…” dit un militant UMP en voyant le jeune se faire photographier entre Hortefeux et Coppé. Ce jeune est probablement né en France, est français de naissance et on lui demande encore de s’intégrer. Ferait-on cette remarque à un fils d’immigré italien ? Probablement pas. La seule chose qui les différencie est leur couleur de peau. Aux noirs et aux arabes, on leur demande, même s’ils sont français à part entière, de naissance, de s’intégrer. En disant celà, on part du postulat qu’ils ne sont pas, au départ, intégrés, c’est à dire faisant partie à part entière de la communauté française. Autrement dit, il y a 2 catégories de français, les “normaux", souvent blancs, et les autres, qui doivent sans arrêt apporter de preuves, des gages de bonne francitude. Ce doit être ça l’intégration.
Mais passons à la suite. Le savoureux pourrait toucher au sublime si ces dialogues étaient écrits pour un film par Audiard. Mais tout celà est hélas bien réel, avec un ministre comme protagoniste.

- “Il est catholique hein, il mange du cochon et il boit de l’alcool…” dit une autre.
- “Il ne correspond pas du tout au prototype alors…”

Etonnant que cette militante croit bon de préciser que ce jeune est catholique, qu’il mange du cochon et qu’il boit de l’alcool. Comme si la chose était en soi remarquable, sensée le mettre en valeur par rapport aux autres arabes. Imaginez toujours la même remarque à propos d’un jeune militant blanc. Elle n’aurait bien évidement pas été non seulement prononcée mais pas même pensée.
On retrouve bien là le prototype, l’amalgame enfermant un individu dans un stéréotype, non pas pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il est. Si ce n’est pas du racisme c’est drôlement bien imité.
Hortefaux lui-même continue dans cette voix là, car en voulant se racheter en passant du temps avec des “arabes” il va partager la rupture du jeune du ramadan, associant forcément musulman et arabes…

Le bouquet final est atteint avec
- “C’est notre petit arabe…”
- “Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a plusieurs qu’il y a des problèmes…”
Entre le paternalisme de cette dame où fleure bon des relants de colonialisme et la réponse d’Hortefeux qu’il n’est pas besoin de qualifier, il faut avoir la France chevillée au corps pour ne pas la confondre avec ce consternant ministre de la république.

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