Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison. - Montaigne
 A propos
J'aime, dans le désordre, les voyages, le soleil, le jazz, Georges Brassens, la voile, la politique quand elle s'occupe des gens et surtout que les gens s'en occupent, les glaces, la mer, le rhum et quelques personnes...
Contact
 Galeries photos
Turquie
Pâques 2006
Argentine
Hiver 2005
Canada-USA
Automne 2003
 Catégories

  Blah, blah
  Recits de voyage
  L'Afrique enchantée
  Glaces, sorbets et autres froidures
  Et vous trouvez ça drole ?
 

 Ça reste en famille

  Auntie Jo
  artwaystuf
  KwAame
  shanghai flowl
 

 
powered by b2evolution
« Du rififi dans les gènes...C'est reparti pour une saison ! »

O sol de Lisboa !

27.08.07

Permalien 22:49:04 par Wally, Catégories: Récits de voyages

O sol de Lisboa !

Quelques jours de vacances sous le soleil de Lisbonne pour oublier la grisaille estivale française. Une ville toujours aussi rayonnante.
Deux souvenirs ramenés de cette escapade :

Les pasteis de Belem

Prenez une none, des oeufs, du sucre, de la cannelle, un peu de pâte feuilletée.
Laissez la none casser les oeufs et partir avec les blancs pour se tailler la coiffe en pointe (avec tout le respect que je lui dois). Avec les jaunes préparez une crème onctueuse que vous verserez dans des petits moules préalablement recouverts avec la pâte feuilletée.
Passez au four et servez tiède saupoudré de sucre glace et surtout de cannelle.
Une recette diabolique créée par des nones. Dieu serait-il parfois d’inspiration démoniaque ?

Si vous allez un jour au Portugal vous trouverez un peu partout de ces Pasteis, mais surtout ne cédez pas. Les seuls qui vaillent la peine d’être mangés sont à Belem (quartier à l’ouest de Lisbonne). L’endroit s’appelle… « Pasteis de Belem ». Vous devriez trouver, il y a la queue jusque sur le trottoir.
Vous pourrez les savourer accoudé au comptoir ou, avec un peu de chance, assis avec une tasse de thé. Bom apetite.

Une soirée Fado

Allez à Lisbonne et ne pas profiter d’une soirée pour écouter du Fado, c’est un peu comme aller au Mac Do et vouloir absolument prendre une salade… Un peu fumeuse comme comparaison, je vous l’accorde.
Restait donc à trouver l’endroit, le vrai. Ne pas se retrouver dans un de ces repères à touristes en mal d’exotisme prêts à croquer dans n’importe quelle morue au son plus ou moins juste d’une chanteuse toute fraîchement sortie de son dernier cours de Fado pour les nuls.
Conseillés par l’autochtone, nous nous sommes donc retrouvé au Clube de Fado, au coeur de l’Alfama (quartier populaire de Lisbonne), entourés de Portugais, c’est bon signe, d’un certain âge, c’est encore plus rassurant. Nous étions sur la bonne voie.
L’endroit est plein comme un oeuf. L’accueil est impeccable. Il nous faut attendre une bonne demi-heure pour pouvoir enfin accéder à l’antre. Nous prenons place dans un coin.
A la table voisine, un coq sur le retour, le poil luisant ramené en arrière, gominé jusque sous les aisselles, roucoule deux belles poulettes. La nuit s’annonçait bien.
La soirée avance et les fadistes se succèdent. Une jeune blondinette, bien faite de sa personne, trop nette pour être pour être vrai, aux accents Céline Dionesques pousse des notes qui semblent s’enfuirent aussitôt libérées. Un peu trop braillarde à mon goût. Une brune plutôt quelconque (musicalement parlant), succède à un vieux chanteur, costume noir impeccable sur une voix grave de stentor qui interprète l’émotion d’amours probablement ratées. En fermant les yeux, je me suis retrouvé au coeur du « chanteur de tango », merveilleux livre dont je vous ai déjà parlé. Le fado avait à cet instant des accents de tango.
Il se fait tard. Tous les chanteurs sont passés et la soirée touche à sa fin. C’est alors que dans cette ambiance rouge feutrée, tamisée à souhait pour conférer à la scène la touche romantique qui sied à ce genre d’endroit. C’est alors disais-je, que notre voisin se lève, traverse la petite salle et vient se poser au milieu des deux guitaristes et du contrebassiste. Le poil luit toujours, la chemise s’est légèrement ouverte. Il esquisse un sourire presque gêné. Un murmure parcours la salle. Les lisboetes plus âgés s’agitent sur leur chaise, s’envoient des regards qui en disent long.
Aux premières notes poussées, à peine murmurées, la salle est sous le charme, reprend en coeur les refrains. La voix s’arrête, le public continue. La voix reprend, c’est l’extase. Les femmes ont rajeuni de 20 ans… leurs maris sont ravis. Trois, quatre chansons s’enchaînent et c’est fini. Des pouces se lèvent au milieu des applaudissements. Notre voisin regagne sa place non sans avoir serré quelques mains.
Nous étions assis à côté d’un vedette et nous ne le savions pas.
Honte à nous !

3 commentaires

Commentaire de: sara [Visiteur]
saraêtre assis à côté du Julio Iglésias portugais et ne pas le savoir... qu'elle déception je te comprends !! Ce que j'aime bien au Portugal, c'est le "baccalahut com latte" (je crois que ça s'écrit comme ca non ?? avec l'accent ca donne baccalao, oui oui !!)
Bref, c'est un régal... et vachement moins diabolique que ces patisseries qui ont l'air..;hummmm, et voila, j'ai faim... merci wally !!
04.09.07 @ 11:00
Commentaire de: Nina [Visiteur]
NinaC frustrant que tu nous fasses rire, refléchir, kiffer, aimer, rêver et délirer sur une telle masse de choses sans jamais avoir vu ta tête ni même savoir ce que tu fais dans la vie... C'est quand kon deviens pote?
Je suis fan.
06.09.07 @ 02:01
Commentaire de: Chris [Visiteur]
ChrisVoilà un bien joli récit mon cher wadally... que je n'avais point lu jusqu'ici... Nul doute que les membres de TRIVAGO devraient s'en délecter... et ceux qui passent par ce lien devraient s'y inscrire pour nous faire partager leurs souvenirs de voyages et mettre en ligne quelques photos...
24.11.07 @ 21:56

Laisser un commentaire


Votre adresse email ne sera pas révélée sur ce site.

Votre URL sera affichée.
(Les retours à la ligne deviennent des <br />)
(Nom, e-mail & site Web)
(Autoriser les utilisateurs à vous contacter par un formulaire de message (votre adresse email ne sera not révélée.))
 A écouter

Cliquer ici pour écouter
dans une nouvelle fenêtre


 L'Afrique Enchantée

  Archives de toutes les émissions

Echantillon :
  sur le thème de la solidarité
 

 Audiard dans le texte

  Paroles et "musiques"...

Echantillons :

"Dissolution"
"Armistice"
"Les dingues j'les soigne"

 A voir...
"Leonce Rudelle
Geo Trouvetout"
"Respect"
Otis Redding
(Live in Monterey' 67)
"Try a little tenderness"
Otis Redding
(Live in Monterey' 67)
 Le coin de Georges

Page spéciale