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par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
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Le rêve panafricain
Depuis la conférence de Berlin en 1885, les puissances coloniales se sont partagées le grand gâteau africain.

Les frontières, taillées à la règle au mépris des réalités sociologiques, ont divisé des peuples entiers et fait le lit de nombreux conflits qui ont secoué le continent depuis les indépendances (en majorité acquises au tournant des années 60).

Mais l’unité africaine a toujours eu ses ardents défenseurs - dont certains furent à l’origine de l’organisation de l’unité africaine (O.U.A) en 1963.

Rebaptisée Union Africaine en 2002, cette institution n’a jamais réellement réussi à concrétiser les rêves formulés il y a cinquante ans...

Avec : Aimé Césaire; Kwame Nkrumah; Cheikh Anta Diop; Didier Awadi.

L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

Kanté Manfila et Sorry Bamba : Air Afrique
album : Clash mandingue
(Oriki . 2008)

Super 5 International : Festac Spécial
album : Festac Spécial vol.3
(Tabansi Records)
33T


Tabou Ley Rochereau : Afrique Nouvelle (?)
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Ki Yi M'bock (Ray Lema et Werewere Liking) : Osagyefo
album : Un touareg s'est marié à une pygmée
(Label bleu . 1993)
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El Hadj N’Diaye : Cheikh Anta Diop
album : Geej
(Siggi Musique . 2008)
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Bob Marley and The Wailers : Africa Unit
album : Survival
(Island Records . 1979)

Sons d'archives :
album : Afrique - Une histoire sonore 1960 / 2000

(INA / RFI / Frémeaux et associés)
275 enregistrements historiques : Léopold Sédar Senghor, Félix Houphouët-Boigny, Ahmed Bella, Hassan II, Kofi Annan, Nelson Mandela, Muammar Kadhafi, Mobutu Sese Seko, Habib Bourguiba, Bokassa Ier, Omar Bongo, Désiré Kabila, Abdelaziz Bouteflika, Bachir Ben Barka, Général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Lionel Jospin, Alain Peyrefitte...

Au seuil du XXIe siècle, Radio France Internationale et l'Institut National de l'Audiovisuel ont décidé de dévoiler une partie de leurs archives radiophoniques.

De quoi vivre, ou revivre, 40 ans de l'histoire politique de l'Afrique francophone, par la voix des grands acteurs de l'époque. Les documents concernent la seconde moitié du XXe siècle, période bouleversée s’il en fut : des soubresauts de l’ère coloniale aux grandes aventures de la démocratie, en passant par le bouillonnement des indépendances.

Chaque archive est mise en perspective, présentée et commentée par Elikia M’BOKOLO, historien, directeur d'études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris et Philippe SAINTENY, journaliste, rédacteur en chef à Radio France Internationale.

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  Livre


William E. B. Dubois
Les âmes du peuple noir
Pour la plupart des Africains, le nom de William Edward Burghardt Du Bois (1868-1963) renvoie au panafricanisme ; pour les Afro-Américains, Dubois est d'abord l'auteur d'un livre mythique : The Souls of Black Folk.

Publié pour la première fois en France en 1959 par les éditions Présence Africaine, le livre était devenu introuvable. Magali Besonne, traductrice de la présente édition, lui donne une deuxième vie. Dans une postface roborative, elle retrace la biographie de l'auteur, situe le livre dans son contexte d'énonciation, souligne son importance pour les Afro-Américains et surtout pour l'histoire contemporaine. Les déclinaisons actuelles du métissage - créolisation, créolité, hybridité, relation etc. – illustrent remarquablement cette intuition de William E. B. Du Bois : " Le problème du XXe siècle est le problème de partage des couleurs. "

A la fois traité de sociologie sur la condition des Noirs américains, odyssée anthropologique sur l'identité nègre, poème en prose sur la douleur, Les âmes du peuple noir est, à l'instar du jazz, une clé essentielle pour saisir l'identité des Afro-Américains.

Ecrite dans une langue lumineuse et imagée, l'essai de Dubois repose sur un postulat simple : la double conscience des Noirs américains évolue dans deux mondes, celui de la culture américaine en général et celui de la culture noire. De ce point de vue, on pourrait tirer un parallèle fécond entre Les âmes du peuple noir et La double absence (1999) du sociologue algérien Abdelmalek Sayad, mettant en scène les illusions de l'émigré et les souffrances de l'immigré. Outre son intérêt sociologique et anthropologique manifeste, Les âmes du peuple noir peut aussi se lire comme l'autobiographie d'un homme partagé entre des ambitions universitaires partiellement assouvies et la réalisation sécrète d'une ambition littéraire.

Boniface Mongo-Mboussa (Africultures.com - déc. 2004)

éditeur : La Decouverte
parution : 2007

  Liens


En savoir plus sur Marcus Garvey
" L’histoire du rastafarisme commence avec Marcus Mosiah Garvey, prophète noir qui acquit une certaine popularité dans le Harlem des années 20. Le culte de cette figure légendaire n’a pas cessé d’être célébré depuis par tous les reggaemen. Burning Spear lui consacra même deux albums entiers. Peter Tosh fait référence à l’homme sur le morceau The Prophets (Album Bush Doctor, Rolling Stones Records, 1978) et Bob Marley l’évoque aussi sur Kinky reggae (album Catch a Fire, lsland, 1973). Globalement incompris et calomnié aux Etats-Unis, il était en revanche adoré et respecté par ses compatriotes jamaïcains..."



La une de l'Étudiant noir, numéro 1 de mars 1935
L'Étudiant noir succède à L'Étudiant martiniquais, revue de l'Association des Étudiants Martiniquais en France, présidée par Gabriel Suvélor. Il fut publié de 1934 à 1940. C'est à l'instigation d'Aimé Césaire que le journal prit le titre de l'Étudiant noir.



L'inauguration du Festival des Arts Nègres à Dakar (1966) en images
A Dakar, capitale d’un jeune Etat nouvellement indépendant, s’est tenu le Premier Festival Mondial des Arts Nègres du 1er au 24 avril 1966. Cette manifestation couronnait, pour ainsi dire, la réconciliation de l’Afrique avec elle-même après plus d’un demi millénaire de chaos avec des épisodes aussi douloureux les uns que les autres, et qui ont pour noms esclavage, déportation, colonisation. Elle apportait par la même occasion la preuve que l’Afrique avait réussi à transformer la déportation en richesse, par le dynamisme de ses diasporas qui, à l’occasion, ont prouvé qu’elles avaient semé un bout d’Afrique partout où la barbarie des hommes les avait conduites.

Le second Festival tenu à Lagos, au Nigeria, du 15 janvier au 12 février 1977, a été celui de la confirmation, « un rendez-vous d’honneur pour la concertation et non pour l’affrontement, pour la recherche, sous l’arbre à palabres des points de convergence de nos cultures respectives nourries à la même source, des mêmes indestructibles ferments ». Depuis lors, malgré la tenue du premier pré - colloque du Festival Mondial des Arts Nègres à Dakar du 13 au 15 décembre 1980, aucun festival de l’envergure de ceux déjà réalisés n’a pu être organisé.

La troisième édition de ce festival sur le thème de la « Renaissance africaine » devrait se tenir en décembre 2009 à Dakar.



Ahmed Sékou Touré
"Le « non » du peuple de Guinée lors du référendum du 28 septembre 1958 succédait à l'affrontement du 25 août entre le général de Gaulle et le bouillant leader guinéen. « Il n'y a pas de dignité sans liberté : nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l'esclavage » est l'une des phrases clés du discours de Sékou, à qui de Gaulle, lassé, répond que « l'indépendance est à la disposition de la Guinée [mais] la France en tirera les conséquences ».

La Guinée est indépendante le 2 octobre, et Sékou est immédiatement « mis au coin » par l'ex-colonisateur, ainsi que par plusieurs leaders africains. En revanche, nombre de progressistes (africains et même français) affluent en Guinée pour aider le jeune État..."

Lire l'article de ANDRÉ LEWIN pour jeuneafrique.com


La charte de l'OUA
Lire la Charte de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) adoptée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba, Ethiopie, par les chefs d'Etat et de gouvernement africains.



La voie de Cheikh Anta Diop...
Ces enregistrements consacrés à Cheikh Anta Diop (1923-1986) témoignent d'une étape fondamentale de la recherche historique Africaine et rend hommage à l'un de ses pionniers.

En bousculant les idées reçues, l'historien provoqua en son temps, au-delà même des milieux universitaires, de véritables tempêtes. Depuis, il a suscité des milliers de disciples sans que les polémiques se soient pour autant calmées.

Ces archives historiques ont pour seul objectif de rendre la parole au chercheur et de lui permettre de dialoguer encore avec ceux qui l'ont suivit ou interrogé. Elles ont été sélectionnées avec la collaboration de M. Cheikh M'backé Diop et de l'association Khepera à l'occasion du colloque organisé par l'université Cheikh Anta Diop de Dakar pour le dixième anniversaire de la mort de la mort de l'historien.