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par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
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Le Nigéria sans Fela !

Enfourchez votre okada, nous partons à la découverte d'un géant d'Afrique, Le Nigéria, mais pour une fois sans son roi, le grand Fela Anikulapo Kuti !

Martin Meisonnier (producteur) et Shegun (chanteur) nous guident dans le "New York de l'Afrique de l'Ouest"...

Au milieu des embouteillages et autres cimetière de voitures, vibrez sur la juju musique et le fuji.

 

 
L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

King Sunny Ade : Kiti Kiti
album : Odù
(Atlantic recording . 1998)
En savoir plus

Ebenezer Obey : Lagos State
album : On the town - Chief Commander Ebenezer Obey and his international brothers
(Decca . 1970)
En savoir plus

Bantu feat Ayuba : Many lessons
album : Fuji satisfaction
(Piranha records . 1998)

Sikiru Ayinde Barrister : Inconnu

Shegun : Lagos for Action

Ebenezer Obey : Gbebe mi
album : Solution
(Obey . 1984)
  Disque


Compilation
Nigeria special : modern highlife, afro-sounds & nigerian blues 1970-6
Alors que la vague rock et funk déferle sur le monde en ce début d’année 1970, le Nigeria sort tout juste de 3 ans de guerre civile. Nigeria Special est le reflet de cette nouvelle période musicale pleine d’espérance, marquée par la rencontre entre styles locaux et pop internationale. Le highlife est ce genre musical né au Ghana mené par des mélodies caractéristiques à la guitare électrique sur des rythmes ethno, additionné ici d’une bonne dose de psychédélisme funk et d’afrobeat cher à Fela Kuti. Des éléments typiquement rock ou funk se greffent à d’autres typiquement africains : cuivres, guitares, chants en Ibo et percussions se rencontrent pour former ce modern highlife.

Aucun de ces morceaux n’avait été réédité, chacun à été sauvé de l’oubli avant d’être transféré de 45 tours puis restauré. Le booklet est très complet, racontant l’histoire de chaque titre, avec les photos délicieusement désuettes et flashy des disques. La plupart des artistes présents ont soit tenté leur chance aux Etats-Unis pour finalement se conformer aux usages locaux, soit disparu de la circulation très rapidement. Pourtant, même sans la moindre connaissance préalable de ce monde musical, il est très facile de s’y plonger avec délices...

label : Soundway
parution : 2008

  Liens

Au Nigeria, le pétrole de la colère
Au Nigéria, premier producteur d’or noir d’Afrique, corruption et inégalités poussent à la révolte une jeunesse paupérisée...

Lire l'article de Jean-Christophe Servant pour Le Monde diplomatique (avril 2006)



Hip-hop à Lagos
Lagos, capitale du Nigeria, est la ville de tous les extrêmes. Les pannes de courant font partie du quotidien, comme le chaos dans les rues ou les violences arbitraires de la police. Le Nigeria est un pays pauvre. Il dispose pourtant d’incroyables gisements de pétrole. Mais parmi les 20 millions d’habitants, seuls quelques rares chanceux en tirent les bénéfices. Une situation de folie que le jeune milieu musical de Lagos ne se prive pas de commenter.

Visionner un extrait de Tracks (Arte - 2006)



Le Nigeria, le Bénin et les Yoruba
"La culture yoruba est également riche en jeux de tambours (certains étant essentiels pour les musiques rituelles) et en musiques modernisées mais basées sur les traditions ancestrales.

Parmi les styles traditionnels qui ont joué un rôle déterminant dans le développement et l’avènement de musiques nouvelles..."



Au Nigeria, la charia à l’épreuve des faits
"Pourtant, dans les Etats déjà régis par la charia, où la population avait placé en elle tous ses espoirs de voir s’améliorer une désastreuse situation sociale, les signes tangibles du changement tardent à venir. Kano, troisième ville du pays et capitale économique du Nord, est en passe de devenir la chariapolis du Nigeria musulman, la ville symbole des espoirs fous suscités par la loi islamique, de ses contradictions, de son instrumentation politique aussi..."

Lire l'article de Jean-Christophe Servant pour Le Monde diplomatique (juin 2003)