Retour à la liste des émissions
 
par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
Écouter l'émission du mardi 29 juillet 2008






 
Enregistrer l'émission

(Faire un "clique-droit" puis "enregistrer sous")
 
 


L'Ethiopie

Bienvenue ! Aujourd'hui, la famille débarque en Ityopia Fédéralawi Démokrasiyawi Ripéblik !

Installez-vous tranquillement et laissez-vous servir un petit café...

Pendant ce temps, les tontons, un verre d'hydromel à la main, des citrons plein les poches et une rose à la boutonnière, parcourent une ville magique où les nuits sont chaudes....

Au détour d'un Tèdjbèt, rencontre avec un empereur mythique, un commandant-dictateur et peut-être même...l'amour !

Reportages en Ethiopie : Caroline Lafargue.

Avec la participation de Francis Falceto (musicographe, spécialiste des musiques éthiopiennes et directeur artistique de la collection Ethiopiques).

 

 
L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

Ayalèw Mèsfin : Hasabé
album : Ethiopiques n°8 - 1969-1974
(Buda Musique)
En savoir plus

Orchestra Ethiopia : Dèrbabé
album : Ethiopiques n°23
(Buda Musique)
En savoir plus

Alèmayèhu Eshèté : Addis Abeba bété
album : Ethiopiques n°9 / 1969-1974
(Buda Musique)
En savoir plus

Alemayèhu Eshèté : Wètadèr nègn
album : Ethiopiques n°22
(Buda Musique)
En savoir plus

Hirut Bèqèlé & Police Orchestra : Ewnètègna feqer
album : Ethiopiques n°13 - Ethiopian Groove
(Buda Musique)
En savoir plus

Mahmoud Ahmed : Bèmen sèbèb letlash
album : Ethiopiques n°7
(Buda Musique)
En savoir plus

Muluqèn Mèllèssè : Wètètiè maré
album : Ethiopiques n°1 - L'âge d'or de la musique éthiopienne moderne 1969-75
(Buda Musique)
En savoir plus
  Livre


Les Nuits d'Addis-Abeba
Sehbat Guèbrè-Egziabhér
Dans les années 70 Addis Abeba ("la nouvelle fleur") est une capatale écrasée par le couvre feu où une jeunesse dorée faite d’étudiants nihilistes parcourent leur ville à la recherche d’amours faciles . Ils cotoient le monde enchanteur des quartiers festifs : c’est le "désert de Wobé", centre névralgique du roman, bourré de boites ,de putes, de bars, d’Asmari beth, petites alcoves ou on s’entraine en buvant le café entouré de belles filles vêtues de blanc. Mami Esrouhout règne en ce lieu mythique et reçoit dans sa chambre les plus beaux mâles regorgeant de désirs et cristalisant en elle un amour absolu au fond de leur ivresse. Le narrateur invisible raconte en continu la drôlerie et la tragédie de ce groupe de copains qui hypothèquent leur vie dans les bras des prostituées. Sous l’apparence d’un récit semi-pornographique et faussement pédophile, s’exprime surtout la violence rentrée d’un jeu de relations amoureuses dont l’objet tourne sans cesse autour de la magnifique tenancière du dancing du Désert de Wobé : Mami Esrouhout. Les lumières d’Addis scintillent dans ce vagabondage orgiaque, sorte de cache mémoire d’une dictature sourde où brille encore un ilôt de liberté. Il faut ajouter que l’excellente préface de Francis Falceto, fin connaisseur de l’Ethiopie moderne et de sa musique plante avec doigté ce décor.

Marc chambon

éditeur : Actes Sud
parution : 2004

  Liens


La cérémonie du café en Ethiopie
(Ré)-Ecoutez le reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet en Ethiopie et découvrez la cérémonie du café.




Haïle Sélassié Ier
Aujourd’hui encore, la figure mythique d’Haïlé Sélassié Ier continue de faire verser beaucoup d’encre. Aux quatre coins du globe, les rastafariens s’ingénient à traduire ses discours officiels, ses écrits autobiographiques ou encore certaines chroniques de son couronnement en 1930. Contre toute attente, le mouvement Rastafari ne s’est pas étiolé, comme certains le prévoyaient, après la disparition de son Messie en 1975. Malgré l’éclipse du rédempteur, les rastas ont surmonté cet épisode traumatique et n’ont jamais cessé de louer le « Très Haut, Sa Majesté Impériale, Jah Rastafari ». Aux antipodes des panégyriques brossés par ses partisans, le Roi des rois apparaît parfois dépeint comme un monarque tyrannique, assoiffé de pouvoir et de reconnaissance internationale. « Propagande de Babylone ! » ripostent péremptoirement les rastas.

Lire le dossier du webzine Rastalogie.




Éthiopie-Kenya : la guerre des roses
L’Europe, l’Inde et les Émirats arabes unis se l’arrachent. Depuis plusieurs mois, la fleur éthiopienne a le vent en poupe. Et n’en finit pas de s’exporter. À une vitesse extravagante. En un an, les revenus tirés des exportations de fleurs ont augmenté de 500 %, faisant de l’Éthiopie le deuxième pays exportateur de fleurs coupées du continent, juste derrière le Kenya voisin.

Lire l'article de Guillaume Guguen pour jeuneafrique.com (septembre 2007)




Le contenu verbal, essence de la musique éthiopienne
Je suis arrivé en Éthiopie pour la première fois en 1985, à un moment où il était difficile d'organiser des tournées pour des artistes de cette époque du swing éthiopien. Les autorités éthiopiennes préféraient valoriser leurs troupes folkloriques locales. Je venais d'un monde de la musique plutôt expérimentale, énervée, déjantée, improvisée, je suis tombé par hasard sur cette musique éthiopienne, j'ai creusé et j'en suis tombé amoureux.

Lire l'entretien d' Elisabeth Cestor avec Francis Falceto pour Africultures (juillet 2007)