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par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
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Le Congo-Brazza

Embarquez avec nous ! Aujourd'hui nous remontons le fleuve Congo et, par la même occasion, le cours de l'Histoire de l'un de ses pays riverains, Le Congo-Brazza ou République du Congo !

Après avoir fait nos emplettes le long du fleuve, croisé des pêcheurs, des guérisseurs, des explorateurs et des corbeaux...nous partons vin de palme, noix de cola et coq sous le bras, à la rencontre du maître...tambour.

A chacun de trouver sa voie, son phrasé !

 

 
L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

Extra Musica : Etat Major
album : Etat Major
(Déclic Communication . 1998)

Bembeya Jazz National. : Mamy Wata
album : Bembeya Jazz National - The Syliphone years
(Stern's Africa . 2004)

Les Tambours de Brazza : Caméléon
album : Brazza
(Fairwood Music/Sanza Pdt . 2007)
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Jean Marie Bolossanga et Marie-Cécile Mloumbi Mata : Uélé moliba makasi
album : Comptines et berceuse du baobab - L'Afrique noire en 30 comptines
(Les éditions Didier . 2002)

Zao et Les Anges : Agostino Neto

Les Tambours de Brazza : Brazza
album : Brazza
(Fairwood Music/Sanza Pdt . 2007)

Youlou M’biala : Loufou Loukari
album : Youlou Mabiala & Kamikaze Lonningisa 1977-1985 vol.2
(Sonodisc . 2004)
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  Livres


Stephen Smith et Patrick Robert (photographe)
Le fleuve Congo

Avec ses 4 700 km de long, et malgré les rapides infranchissables qui isolent les capitales Kinshasa et Brazzaville de la haute mer, le fleuve Congo est la principale artère commerciale de l’Afrique équatoriale. Il fut également la voie privilégiée des explorateurs du XIXe siècle, le long de laquelle ces aventuriers intrépides entreprirent, une fois qu’ils eurent remonté son cours jusqu’à l’actuelle Kisangani, la colonisation d’une promesse d’Eldorado africain. Quelle meilleure voie métaphorique que ce fleuve, donc, pour remonter le cours de l’histoire du Congo ?

Entendez par « Congo » le fleuve éponyme, mais également les deux pays riverains qui en ont pris le nom, le Congo et la République Démocratique du Congo.

Sans doute est-ce dans cette volonté de s’immerger jusqu’aux racines d’une région meurtrie que l’auteur a décidé, à la fin du printemps 2002, de remonter le fleuve majestueux, le long des 1 700 km qui séparent Kinshasa de Kisangani, à bord d’une baleinière en bois. Stephen Smith, responsable « Afrique » du journal Le Monde jusqu'en 2005, a fait ce périple en compagnie du photographe Patrick Robert, dont les clichés en noir et blanc illustrent avec élégance et intensité ces chroniques congolaises.

« Le Congo est tellement complexe qu’il vaut mieux en avoir deux… » : pour cette même raison, Stephen Smith ne pouvait se contenter d’un simple récit de voyage. Reportage et rappels historiques s’entremêlent dans ce recueil. Il décrit le monopole commercial des handicapés de Kinshasa qui franchissent le fleuve pour aller vendre leur marchandise à Brazzaville, comme la promiscuité prolongée du voyage en amont, sur une fine baleinière où s’entassent les passagers. Il se souvient de son invitation ubuesque, du temps de Mobutu, sur le Kamanyola, le bateau du dictateur excentrique. Enfin, il remonte dans la mémoire du fleuve à travers le souvenir d’explorateurs légendaires, tels Savorgnan de Brazza et Henry Morton Stanley les découvreurs, ou Joseph Conrad, à qui l’expérience du Congo inspira le roman culte Au Cœur des ténèbres.

Les chroniques compilées ici ont été publiées dans Le Monde, au mois d’août 2002. Écrites pour un journal, elles ont été étoffées, afin d’en faire un livre qui se lit comme un roman à la recette efficace. Récit de voyage, tableaux historiques et portraits des grands initiateurs de l’aventure coloniale forment un cocktail savoureux, dont on reprendrait bien volontiers une gorgée.

éditeur : Actes Sud
parution : 2003



Martial Sinda
André Matsoua, fondateur du mouvement de libération du Congo

Ex catéchiste de brousse André Matsoua-Grenard va parfaire son instruction à Brazzaville puis à Paris. Il poursuit un objectif: former une élite congolaise qui hâterait l'évolution de l'Afrique. Il va fonder l'Association amicale des originaires de l'AEF, sera emprisonné par la puissance coloniale en 1941 et mourra en captivité en 1942.. Il fut un puissant catalyseur des espoirs, puis de la colère, de la communauté Lari pour laquelle, après sa mort difficilement acceptée, il deviendra une sorte de Messie dont le retour toujours espéré justifie l'immobilisme présent.

Disponible sur www.soumbala.com

éditeur : Nouvelles Editions Africaines
parution : 1977

  Disque


Un livre, un CD
Comptines et berceuses du baobab - L'Afrique noire en 30 comptines

Comptines et berceuses du baobab : un livre somptueusement illustré et un CD audio d’excellente qualité.

On y trouve, en provenance de 10 pays, exprimés en 11 langues différentes et instrumentés à la kora, au piano à pouces, au bala et à la flûte, chantés par des hommes, des femmes et des enfants au rythme de nombreuses percussions, une trentaine de berceuses, chants de mariage ou de travail, danses et jeux chantés en lingala, mina, peul, sängö, soninke, susu, wolof…

Les paroles sont transcrites et traduites en français dans l’album avec de nombreuses informations sur l’origine, le contexte culturel, la gestuelle et l’instrumentation de chaque titre.

Le meilleur de l’Afrique noire, en somme : sa culture tournée vers les enfants. Cet album a été proclamé coup de cœur de l’Académie Charles Cros, et ce n’est que justice !

Disque d’or, le livre-disque Comptines et berceuses du baobab est le grand succès de Didier Jeunesse, et son édition en jaquette digipack plus économique devrait élargir encore son audience. Disque d’or, c’est 75. 000 exemplaires vendus. Pour des berceuses chantées en langue wolof, peul, bambara ou autres, c’est plutôt pas mal, ou bien ???

par : Multiples
label : Les éditions Didier
parution : 2002


  Vidéo


Congo River. Au-delà des ténèbres
Thierry Michel

Sur les traces de Stanley, le film "Congo River" nous fait remonter de l'embouchure à la source le plus grand bassin fluvial du monde, celui du fleuve Congo. Tout au long de ses 4.371 Km, nous découvrons les lieux témoins de l'histoire tumultueuse du pays, tandis que les archives nous rappellent le souvenir des personnages de la mythologie africaine qui en ont fait son destin : les colonisateurs Stanley et Léopold II, les dirigeants africains Lumumba et Mobutu.

Ce voyage au coeur de l'Afrique, par delà les ténèbres des tragédies et des guerres, est un hymne à la vie, à l'égal de cette végétation indomptable qui enserre les rives du fleuve. Sur les berges, aux différentes étapes du voyage, les images égrènent les joies et les souffrances d'un peuple, les fêtes et les drames qui rythment l'existence des piroguiers, pêcheurs, commerçants, voyageurs, militaires, rebelles,enfants soldats, miliciens maï-maï, femmes violées... tout un peuple en quête de lumière et de dignité.

Mais ce périple est aussi un cheminement personnel, celui d'un cinéaste qui a déjà consacré trois films à l’ex-Zaïre, en montrant l'arrogance du pouvoir et la révolte populaire avec "Zaïre, le cycle du serpent", l'esprit prédateur et bâtisseur avec "Les derniers Colons", la vanité tragique d'un despote shakespearien avec "Mobutu, roi du Zaïre". Avec "Congo River", Thierry Michel continue sa quête de lumière et de ténèbres, porté par ce désir de remonter dans le mystère et les profondeurs de ce pays et de sa forêt, dans le temps et l'histoire de ce fleuve majestueux.

Durée : 120'

Musique : Lokua Kanza

Documentaire
éditeur : Les Films de la Passerelle
parution : 2005

  Liens


L'épopée des orchestres amateurs au Congo - Brazzaville
Dans les années 1970, la fièvre des orchestres amateurs est à son comble à Brazzaville. Marien Ngouabi est président de la République. Marxiste, le Congo évolue dans la nébuleuse des satellites africains des pays du Pacte de Varsovie. Les étudiants sont « orientés » pour la plupart à Moscou à l'Université Emery Patrice Lumumba, certains à Cuba, d'autres en Chine, voire en Roumanie. L'occident extrêmement critiqué par les révolutionnaires de Brazzaville ne fait plus recette, sauf sur le plan de l'imaginaire. En somme, le spleen gagne les esprits. La jeunesse (par définition si dynamique) s'ennuie. A cet ennui viennent s'ajouter les tracasseries de l'UJSC qui veut à tout prix mobiliser pour le compte du parti. Il faut un exutoire à cette jeunesse pour évacuer la tension nerveuse cumulée. Plusieurs issues se présentent face au farniente : le foot, la délinquance au port fluvial du Beach, le « mi-porta » à la gare ferroviaire de Brazzaville, et la musique...




Marien Ngouabi - Quand la Révolution dévore son fils
Aux yeux de beaucoup de Congolais, cet homme est toujours un mythe, un « immortel » pour reprendre le titre d'une célèbre chanson de Franklin Boukaka. Parce qu'il est mort jeune - à 39 ans -, assassiné, il y a près d'un quart de siècle, sans qu'aujourd'hui encore on sache très bien par qui. Et parce que la soif de héros d'un peuple que les politiciens ont trop longtemps abusé et manipulé a fait de lui un personnage hors du commun, bien au-delà sans doute de son étoffe réelle.

Lire l'article de François Soudan pour jeuneafrique.com




Pierre Savorgnan de Brazza, l'explorateur
Né à Castel Gandolfo le 26 janvier 1852, au sein d'une vieille famille noble du Frioul - son père est un grand propriétaire terrien, même s'il se pose en républicain à l'heure où s'invente l'unité italienne, et par sa mère, Pierre compte deux doges vénitiens parmi ses ancêtres -, l'enfant est élevé par les jésuites. Il rêve sur les planches des atlas qu'il dévore d'un monde où il pourra circuler librement, interdit de tout retour en Vénétie. Les océans et les taches claires des terrae incognitae sont déjà son horizon quand il entre, à 16 ans, à l'Ecole navale française en tant que stagiaire étranger (1868)...

Lire l'article de Philippe-Jean Catinchi et Josyane Savigneau pour le Monde(août 2008)




André Matsoua - Le messie du peuple kongo
Les miliciens Ninjas de Brazzaville, les rebelles faméliques du pasteur Toumi, Bernard Kolélas et avant lui les anciens présidents congolais Fulbert Youlou et Alphonse Massemba Débat, l'élite politique et le petit peuple de la région du Pool, tous, à un degré ou à un autre, se sont réclamés et s'inspirent encore de son exemple et de son enseignement. André Matsoua, prophète et libérateur « hanté par Dieu », demeure, près de soixante ans après sa mort, un mythe dans toute la partie méridionale du Congo...

Lire l'aricle de François Soudan pour jeuneafrique.com (sept. 2000)