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par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
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L'Afrique du Sud
Bonjour et bienvenue dans votre Afrique enchantée !

Aujourd'hui, les tontons nous emmènent à la pointe du continent...direction "la nation arc-en-ciel" !

Pause au village zoulou, mesdemoiselles, laissez-vous offrir des perles...

Détours par l'église, où croyances et foi se mélangent...

Avant de bouger aux sons du mbaqanga, de la pantsula et du Kwaïto !

Reportages en Afriqe du Sud : Elodie Maillot

 

 
L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

Miriam Makeba : Pata Pata
album : Pata Pata - The his sound of Miriam Makeba
(Warner . 1972)
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Ladysmith Black Mambazo : Mbube
album : The very best of - Rain, rain, beautiful rain
(Wrasse records . 2004)
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Dollar Brand : Black Lightning
album : Voice of Africa
(Kaz records . 1998)
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Yvonne Chaka Chaka : Umqombothi
album : The rough guide to the music of South Africa
(World Music Network . 2006)
Yvonne Chaka Chaka en images

Mapaputsi : Izinja
album : Tales of tsotsi beat - Urban south africa
(South Africa/Sheer sound . 2005)

The Mahotella Queens : Kazet
album : Kazet
(Marabi . 2005)
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  Livres


Henry Francis Fynn
Chaka, roi des Zoulous

Depuis son règne au début du XIXe siècle, Chaka n’a jamais cessé de troubler les consciences, en Afrique comme en Occident. On a vu en lui un despote dément assoiffé de sang et un politique visionnaire, le fondateur par le fer et la guerre de la nation zouloue et l’un des derniers rois indépendants de l’Afrique précoloniale. Senghor lui a dédié l’une de ses pièces, les opposants à l’apartheid en firent une figure tutélaire de leur combat, et il alimente encore les fantasmes des romanciers et historiens.

Henry Francis Fynn, jeune anglais débarqué au Cap en 1818 en quête de fortune, parvint à le rencontrer alors qu’il était au faîte de sa puissance. Fasciné par la personnalité ambiguë du Roi, il devint l’un de ses familiers et s’installa une dizaine d’années chez les Zoulous, dont il apprit à connaître en profondeur les mœurs et le langue.

Les notes qu’il prit sur le terrain - conservées dans ses pérégrinations aventureuses au creux d’une oreille d’éléphant -, ont plus tard été révisées par ses soins pour donner lieu au « journal » que l’on va lire, à la croisée de la chronique historique, du récit d’exploration et du cernet ethnographique. Dans ce portrait de la société zouloue de l’époque, Fynn apparaît tour à tour acteur et témoin de la naissance de l’Afrique du Sud et d’une épopée africaine devenue légendaire.

éditeur : Anacharsis
parution : 2004



Nelson Mandela
Un long chemin vers la liberté

Nelson Mandela raconte comment le petit campagnard, né en 1918 au Transkei, dans la famille royale des Thembus, va ouvrir le premier cabinet d'avocats noirs d'Afrique du Sud et devenir un des principaux responsables de l'ANC. Ce récit mêle les souvenirs personnels, voire intimes, aux analyses de la situation en afrique du Sud et aux descriptions des luttes et des combats contre la domination blanche et l'apartheid. L'enfance et les rites d'initiation, la fuite à Johannesburg, le travail dans les mines et les études de droit, le premier mariage et le divorce, puis le second mariage avec Winnie, la découverte du nationalisme africain, les Campagnes de défi, la clandestinité, la lutte armée et la prison.

Commencent alors les longues années de travail forcé - treize ans dans une carrière de chaux -, d'attente, mais aussi d'espoir et de luttes. Dans les années 1980, le régime d'apartheid bousculé à l'intérieur par la résistance noire, étranglé par les sanctions économiques, n'aura d'autre issue que la négociation. Nelson Mandela, qui est devenu un mythe, sera l'homme clef pour sortir son pays de l'impasse où l'ont enfermé quarante années d'apartheid.

éditeur : Livre de poche
parution : 1996

  Revue


Africultures - Une nouvelle Afrique du Sud ?
En janvier 1998, au tout début d'Africultures, nous avions voulu rendre compte du renouveau sud-africain dans un dossier intitulé "Afriques du Sud méconnues". Nous écoutions les écrivains sud-africains blancs et noirs se rencontrer pour la première fois et regardions éberlués ce pays sortir de l'apartheid comme nous avions regardé les Allemands de l'Est passer le mur de Berlin enfin ouvert : avec une émotion mêlant mémoire des souffrances accumulées et fascination pour la maturité avec laquelle l'Afrique du Sud tentait la réconciliation.

Ce nouveau dossier vient faire le point. Merci à l'Institut Français d'Afrique du Sud et au Fond d'Action Culturelle du ministère français des Affaires étrangères pour leur soutien, ainsi qu'à notre correspondante à Johannesburg Sabine Cessou pour son travail aussi bien titanesque que délicat : faire sentir en une soixantaine de pages l'état des expressions culturelles d'un aussi grand pays.

Pessimiste, ce dossier ? Non, réaliste, conscient des contradictions et des difficultés. L'amertume qui transparaît parfois ne fait que refléter la terrible nécessité du temps : quand rien n'est simple, rien ne se fait en un jour. Du coup, les artistes retrouvent leur fonction universelle : rendre compte à leur manière du réel pour contribuer à le repenser autrement. Sans fard, en allant au plus profond de l'homme car c'est de lui qu'on parle. Pour arriver, comme le suggérait Hegel, à en finir avec la condition servile pour naître comme le sujet d'un monde.

Car c'est bien là que se joue le conflit et c'est là que l'Afrique du Sud nous passionne. Esclavage, colonisation, apartheid : les trois termes de l'histoire moderne obsèdent notre devenir à tous. Et ce pays vit et symbolise dans sa chair l'enjeu essentiel de l'histoire de l'homme : sa capacité à considérer son prochain comme un alter ego, un semblable. L'apartheid faisait de l'Autre un étranger. La "nouvelle" Afrique du Sud pourra-t-elle opérer ce travail sur soi aussi incroyablement difficile qu'inéluctable pour empêcher l'histoire de bégayer ?

Bien sûr, des voix s'élèvent pour "ré-enchanter la tradition", et cherchent dans le repli dans des communautarismes exacerbés de quoi se reconstruire. Ce n'est dès lors plus un statut d'alter ego qui est revendiqué mais une différence à préserver à tout prix, basée sur ce qu'on aurait d'authentiquement unique, inaccessible à l'Autre. On tombe facilement dans le piège et il est tendu à toute la planète. On exclura alors les étrangers du droit de jouir de son chez soi, de son territoire, son origine, son appartenance.

Mais il se trouve aussi des artistes pour combattre les rigidités, pour une renaissance qui soit ce que Michel Foucault appelait des "jeux de vérité" : des pratiques, tout simplement, au-delà du sang, de la race ou de la géographie, où se jouent un autre pouvoir et un autre soi, où chacun peut jouer un rôle car, comme le propose Leseko Rampolekeng, on utilise tout le monde en dé-réarrangeant les sens !
Olivier Barlet
N° 40
parution : 2001

  Vidéo


Mon nom est Tsotsi
Gavin Wood

Tsotsi (Presley Chweneyagae), jeune chef de gang de la banlieue de Johannesbourg, vit de larcins en tout genre et n'hésite pas se montrer extrêmement violent. Un soir, alors qu'il erre dans une banlieue aisée, il vole la voiture d'une femme qui s'apprêtait à rentrer chez elle, avant de lui tirer dessus. Mais quelques kilomètres plus loin, il découvre un nouveau-né pleurant sur le siège arrière...

Adapté de l'unique roman de Athol Fugard, célèbre dramaturge d'Afrique du Sud, Mon nom est Tsotsi fait l'effet d'un coup-de-poing. Dès l'ouverture, la mise en scène du Sud-Africain Gavin Hood, incisive et intelligente, soutenue par un percutant hip hop kwaito (musique moderne des townships d'Afrique du Sud) accroche, et propulse le spectateur dans l'univers de ces jeunes déshérités du ghetto, laissés pour compte de l'Apartheid, orphelins, isolés, sans éducation ni avenir. Mon nom est Tsotsi (Tsotsi signifie "voyou" dans le jargon des townships) raconte l'histoire d'une rédemption. Grâce au nourrisson qu'il a kidnappé, ce gangster violent et cruel va retrouver son humanité, sa mémoire, et apprendre à assumer les conséquences de ses actes. Et si la deuxième partie du film est imprégnée de sentimentalisme, elle ne sombre jamais dans le pathos, notamment grâce au jeu habité de l'interprète de Tsotsi, l'étonnant Presley Chweneyagae, dont le mutisme et le regard bousculent le spectateur jusqu'à susciter un sentiment de malaise. Récompensée dans de nombreux festivals, cette oeuvre poignante a remporté, en 2006, l'Oscar du Meilleur film étranger.
Film
éditeur : MK2 Music

  Liens


Une Afrique du Sud oubliée - Sur les traces des San
Dans des montagnes perdues d’Afrique du Sud, des peintures rupestres dévoilent la riche culture des Bochimans, premiers habitants de la région. Une civilisation longtemps ignorée et méprisée...

Lire l'article de Rob Nixon pour The New York Times in Courrier International (juin 2005)




Le Kwaito
Depuis la libération de Nelson Mandela, la jeunesse noire sud-africaine poursuit sa propre révolution, son arme : le Kwaïto, la nouvelle musique du ghetto. Dans l'argot de Soweto, Kwaï ça veut dire énergie, et To, c'est le township. Le Kwaïto c'est le son du ghetto.

Regardez un extrait de Tracks - ARTE (2002)




La Lutherie Urbaine
Projet culturel et artistique initié par Jean-Louis Mechali, Lutherie urbaine collecte et recycle des déchets, pour imaginer et construire des instruments inédits, et ainsi créer et produire des créations musicales et originales !!