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par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
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La Côte d'Ivoire (2)
Bonjour à tous et bienvenue dans votre Afrique enchantée !

Après s'être "dosé" toute la nuit, nos deux "vogos" traversent la capitale en "belle-mère Wobé"..."Zango", ils "se logoh" mais attention il n'ont pas l'attention de se "verser" !

Avant de "beou" pour d'autres destinations, nos doux "zinzin" vont tester la "grossipinine", croiser des gars "digba", d'anciens "nouchi" et surtout nous ramener des "sacs de rire" !

Avec : Monsieur Hyppolite (vendeurs de mots à Adjamé); Souleymane Coly (directeur-fondateur de l'Ensemble Kotéba d'Abidjan); Sahin Polo (ancien "guerrier" de la rue); Binda N'Gazolo (notre conteur national); Adama Dahico et ses acolyte du Doromikan (humoristes ivoiriens) et Manu Dibango (artiste camerounais).

 

 
L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

Petit Yode et l'enfant Siro : Victoire
album : Victoire
(ABK . 2004)
Les paroles de Victoire

Meiway : Godeba
album : Jamais 203 - 300% zoblazo
(Sonodisc . 1999)
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Les Go de Koteba : So
album : Faso den
(Mi cora son . 2000)
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Les salopards : Azibo
album : Pays perdu
(Charles Kradje / Sonodisc . 2000)


Petit Denis : Débalousseur
album : Krakement 14
(Music Box . 2002)

Ernesto Djédjé : Zibote
album : Gnoantre dans Zibote
(Badmos)
33T
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  Livre


Marguerite Abouet et Clément Oubrerie
Aya de Yopougon

Prix du meilleur premier album à Angoulême, Aya de Yopougon raconte la vie quotidienne de trois copines d'Abidjan. Un ton original et un dessin plein de liberté : une vraie réussite !

Aya de Yopougon » raconte la vie quotidienne de trois jeunes filles d’un quartier populaire d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il y a Aya, toujours sérieuse, en tout cas plus que ses deux copines Adjoua et Bintou : ces deux-là ne pensent qu’à gazer dans les maquis avec des galériens – si vous préférez, elles adorent aller danser dans les restaurants bon marché et en plein air avec de jeunes gens qui ont du temps à perdre… La scénariste, Marguerite Abouet, connaît bien le sujet : née à Abidjan en 1971, elle s’est remémoré ses souvenirs de petite fille grandie en Côte d’Ivoire avant de venir vivre à Paris à l’âge de onze ans. « Aya de Yopougon » est sa première bande dessinée mais pas sa première histoire : elle a déjà écrit plusieurs romans qu’elle ne s’est pas encore décidée à faire lire à un éditeur… Quant au dessinateur, Clément Oubrerie, il compte à son actif une bonne quarantaine de livres pour la jeunesse, dessinés après avoir exercé trente-six métiers (ou à peu près) et s’être retrouvé dans un pénitencier du Nouveau-Mexique parce qu’il n’avait pas de papiers d’identité sur lui… Son dessin enlevé et vivant colle à merveille à ce récit publié dans la collection Bayou dirigée par Joann Sfar, autre adepte d’un trait en liberté. « Aya de Yopougon » donne à voir une autre Afrique, loin de ces images de guerres, de misère, de sida et de génocides auxquelles les médias ont parfois trop tendance à réduire ce continent. Elle montre la vie quotidienne, la drague entre copines, les ruses pour échapper à la vigilance parfois pesante d’un père : quand celui-ci vient dans la chambre de ses enfants pour compter les pieds qui dépassent des couvertures afin de s’assurer qu’ils sont tous là, il suffit de demander à une bonne copine de se glisser sous les draps pendant qu’on sort gazer dans les maquis… Mais attention à ne pas se faire enceinter, les filles ! En prime, les auteurs nous offrent un délicieux « bonus ivoirien » : l’indispensable lexique, les conseils pour bien rouler du tassaba ou encore la recette du Gnamankoudji, jus de gingembre aux vertus aphrodisiaques bien connues… Bon voyage à Yopougon, dêh !

éditeur : Gallimard Bd
parution : 2005

  Liens


On est où là ? A Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire. Gare à la tchatche !
A la gare routière d’Adjamé, les Abidjanais attendent le bus. S’il tarde, aucune importance, les voyageurs n’ont pas le temps de s’ennuyer, car les « ambulants » sont là. Ces vendeurs de rue font la promotion de leurs produits, en général des remèdes « traditionnels » qui peuvent guérir une longue et hétéroclite liste de maux. Leur marketing, appris à l’école de la rue, se base sur l’invention et la virtuosité langagière. Qu’on se garde de les taxer de menteurs ! Ce sont des bonimenteurs, qui guérissent les maux en vendant des mots.

Ecoutez l'émission de V. Cagnolari (RFI)



Frédéric Bruly Bouabré
C’est en cherchant le moyen de fixer et de transmettre le savoir de son peuple, les Bétés, ainsi que celui du monde tout entier, que F. B. Bouabré inventa un alphabet de plus de 440 pictogrammes monosyllabiques pour représenter les phonèmes. En introduction à cet « Alphabet Bété », il écrit : « L’alphabet est l’incontestable pilier du langage humain. Il est le creuset où vit la mémoire de l’homme. Il est un remède contre l’oubli, redoutable facteur de l’ignorance. Trouver sur la scène de la vie humaine une écriture spécifiquement africaine tel est mon désir. »



Souleymane Koly, résolument urbain
Le Koteba est résolument urbain. Ses acteurs et ses créations se nourrissent du bouillonnement de la capitale économique de Côte d'Ivoire, ville africaine comme il en explose partout dans l'hémisphère sud. Non, pas l'une de ces villes que présentent les publireportages où les magazines pour consommateurs d'exotisme. Plutôt celles des entrailles, là où se trouve les "organes vitaux" de toute Médina.
Lire l'article de soro solo pour Africultures (nov. 2003)



On est où là ? A Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire. L'esprit de la loubaya
Les loubards, terreurs de quartier, défrayaient la chronique ivoirienne dans les années 80 et 90. Nourris de films d’action façon western spaghetti ou sauce kung-fu chinoise, c’est dans leur bouche qu’est né le nouchi, l’argot populaire qui aujourd’hui circule dans les rues, les journaux, les chansons, et même les discours politiques !

Au quartier, ils étaient devenus des modèles, sortes de Robin des bois du ghetto. Mais les politiques ont commencé à les embaucher pour assurer leur service d’ordre, voire leurs basses besognes. A commencer par Houphouët-Boigny, qui fut le premier à salarier les loubards (non mais On est où là ?). Aujourd’hui, certains se sont reconvertis dans la sécurité privée, d’autres sont devenus pasteurs, artistes… et beaucoup sont morts. Retour sur la philosophie des loubards en compagnie de Sahin Polo, un « guerrier » qui raccroché les gants, mais pas l’esprit de la « loubaya ».

Ecoutez l'émission de V. Cagnolari (RFI)



Petit lexique nouchi
La go : la jeune fille; la copine; la femme
Y'a fohi : y-a rien; faut pas s'en faire (syn : y'a likéfi)
Zinzin : givré; fou; pas net
Il n'a pas ses 25/25 complets : il est fou
Were Were : affranchie; délurée
Agboloh : muscles; musclé
Digba : balèze; costaud
Bélé bélé : gras; gros
Découvrez d'autres définitions sur le site d'Africultures.



Zouglou et nouchi, les deux fleurons pervertis de la culture urbaine
La musique zouglou, qui utilise le plus souvent le nouchi, langage suburbain, ont joué un rôle essentiel dans les événements récents, colportant des messages patriotiques souvent extrêmes. D'où viennent ces expressions populaires qui marquent la dernière décennie en Côte d'Ivoire ? Récit des développements récents.
Lire l'article de Soro Solo pour Africultures (nov. 2003)




On est où là ? A Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire. Crise (de rire) ivoirienne
En Côte d’Ivoire, durant les longs mois de crise et de tensions, peu de gens ont su faire l’unanimité en passant au-delà des camps, des clans, des partis…Tandis que certains se battaient et en suivant la politique du pire, d’autres ont opté pour la politique du rire, qui a efficacement contribué à apaiser l’atmosphère.

Dans On est où là, des humoristes ivoiriens nous racontent comment ils ont tenté pendant cinq ans de substituer la crise de rire à la crise tout court.

Avec la participation d’Adama Dahico, Zongo et Tao, Jimmy Danger et Guehi Vêh.

Ecoutez l'émission de V. Cagnolari (RFI)



Le blog de la petite nièce
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