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par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Guillaume Thibault
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Les portes du départ
Bonjour et bienvenue dans votre Afrique enchantée !

Partir...

Espérer des conditions de vie meilleures, fuir les conflits, se dire que la vie est peut-être plus douce ailleurs.

Le monde "se bouge" depuis la nuit des temps.

Et l’immense Afrique aussi !

Des migrations continentales à l'émigration internationale, en passant par le voyage forcé, bonne arrivée au pays des désenchanteurs !!

Avec : André-Marie Tala (chanteur camerounais); Grace et Ruben (des Sierra Leone's Refugee All Stars); Mario Lucio (chanteur capverdien); Mamadou Konte (créateur du Festival Africa Fête); Rabah (rappeur algérien); Didier Awadi (rappeur sénégalais).

L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

Djeneba Seck : Dothi Fassola
album : Hawa - Sur un air mandingue
(Wedoo Music / Frochot Music . 2008)
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André Marie Tala : Je vais à Yaoundé
album : Woman pass massa
(1985)
33T
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Sierra Leone's Refugee All Stars : Living Like A Refugee
album : Living Like A Refugee
(Anti . 2006)
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Mario Lucio : Gorée
album : Badyo
(Harmonia . 2007)
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Rabah : La visa, la euro
album : Président
(Auto-produit . 2004)
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Rokia Traoré : Tounka
album : Tchamantché
(Universal . 2008)
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  Livres


Rebé Caillé
Voyage à Tombouctou

Le voyage africain de René Caillié de 1824 à 1828, de caravane en caravane, déguisé en Arabe, converti à l'islam et le pratiquant scrupuleusement, est passé dans la légende.
Mais on n'en connaît guère la réalité quotidienne, telle qu'elle est décrite dans son journal Voyage à Tombouctou et à Jenné, dont le présent ouvrage reprend intégralement la première édition de 1830. Celui-ci constitue un tableau sans équivalent des sociétés arabes et africaines encore dans toute leur souveraineté, des échanges de civilisations à travers le Sahara, du Maghreb à l'Afrique noire, au début du XIXe.
siècle, avant la pénétration coloniale européenne. À travers ces pages riches en observations de toutes sortes apparaît le portrait de ce jeune homme d'origine ouvrière, humble et obstiné, tout imprégné encore de la soif de connaissance du siècle des Lumières, qui vit dans l'abnégation une véritable ascèse : un voyageur bien différent de la légende douteuse qui fit de lui une sorte de héros national précurseur de la conquête.

éditeur : La Découverte
parution : 2007



Ishmael Beah
Le chemin parcouru

Sierra Leone. Il s'appelle Ishmael Beah. Hier encore, c'était un enfant qui jouait à la guerre. Aujourd'hui, il la fait.

Un jour de 1993, sa vie bascule brusquement dans le chaos. Ishmael a douze ans lorsqu'il quitte son village pour participer, dans la ville voisine, à un spectacle de jeunes talents. Il ne reverra plus jamais ses parents.

Après plusieurs mois d'errance et de privations, dans un pays ravagé par la guerre, il tombe avec ses compagnons entre les mains de l'armée. Faute de troupes, les deux camps - armée gouvernementale et groupes rebelles - enrôlent de force les enfants des villages capturés et leur apprennent à égorger, à torturer, à mutiler.

Drogué au brown brown, mélange de cocaïne et de poudre à fusil, Ishmaël a pour seul compagnon son AK-47. Privé de tout repère moral - ou tout simplement humain - dans un monde qui s'est effondré, il devient insensible, incapable de réfléchir, transformé en machine à tuer.

A seize ans, une mission humanitaire va lui permettre de quitter l'armée et, lentement, de se réhabiliter. Il ira à New York, aux Nations unies, et son existence se trouvera une nouvelle fois bouleversée... Ce premier livre, récit fascinant d'une traversée de l'enfer à l'aube de la vie, est une leçon de courage et d'humanité.

éditeur : Presses De La Cite
parution : 2008



Gilles de Staal
Mamadou m'a dit

Mamadou Konté est mort à l’âge de 59 ans le 20 juin 2007. Il était «le Mamadou» de la fameuse chanson de François Béranger: Mamadou m’a dit…

Il a été l’organisateur dès les années 1980 de concerts connus en France, en Afrique et aux États-Unis sous le nom d’Africa Fête, dont l’engouement tient autant à la musique qu’au sens politique que Mamadou a toujours revendiqué.

Très peu de gens connaissent cependant son engagement, sous le pseudonyme de Matthieu, dans les luttes des ouvriers immigrés de la France des années 1970.

C’est ce parcours méconnu de Mamadou et de ses camarades, au travers de la longue expérience collective du groupe «Révolution Afrique», vécue de 1969 à 1982, que ce livre révèle.

Au-delà de la figure de Mamadou Konté, ce sont la réalité et l’expérience sans équivalent des luttes d’une génération de travailleurs africains en France qui sont ici restituées.

Recueilli dans la vive émotion du deuil récent, c’est un récit mémoriel qui ne prétend pas «revisiter» l’histoire mais avant tout raconter et retracer ce qui a été vécu, pensé, accompli, par ceux qui en furent les acteurs.

éditeur : Syllepse
parution : 2008

  Revue


Africultures - Migrations intimes
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays." Ce n'est pas un extrait de science-fiction ou le règlement d'un jeu vidéo mais l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU le 10 décembre 1948. Partir… un droit fondamental, inaliénable… une action, presque un réflexe, si intimement liée à la condition humaine qu'elle traverse l'histoire entière de son développement, de la préhistoire à nos jours.
Les migrations ont toujours existé. On connaît leur rôle essentiel dans l'histoire des villes, des régions, des continents et dans celle des relations internationales. Simplement, elles prennent à notre époque une dimension jamais atteinte, tant par le nombre de personnes qu'elles concernent que par leur étendue. Les chiffres sont là. En 2005, 191 millions de personnes ont quitté leur pays pour aller vivre ailleurs. En 1990, elles étaient 175 millions (2).
"C'est un des phénomènes les plus intéressants du monde moderne et c'est aussi celui qui a le plus affecté ma propre vie, raconte l'écrivain soudano-anglais Jamal Mahjoub. Aujourd'hui, les migrations sont omniprésentes. Cette expérience d'étrangeté est partagée par beaucoup de personnes, pas seulement par ceux qui viennent d'ailleurs mais aussi par ceux qui sont là depuis toujours" (voir son entretien p. 48).
Ce que pointe l'auteur de Là d'où je viens pourrait résumer une des approches de ce dossier. L'expérience migratoire ne serait-elle pas en passe de devenir un nouveau dénominateur commun de l'humanité ? Car, par-delà les trajectoires purement géographiques, les migrations bouleversent en effet l'environnement, la culture, l'imaginaire de chacun....(Ayoko Mensah)

N°68
parution : 2006

  Liens

Commerce transsaharien et esclavage au XIXème siècle
L’étude du commerce transsaharien a été, dans une large mesure, occultée par les historiens de l’Afrique du Nord contemporaine. Le développement des relations méditerranéennes du Maghreb qui a marqué l’ère pré-coloniale a été naturellement privilégié, dans la mesure où il a induit des changements significatifs.

Activité traditionnelle, en déclin de surcroît, le commerce traditionnel suscitait moins d’intérêt. D’autre part, l’imbrication des voies subsahariennes et internes du commerce caravanier ne permettait pas de bien connaître l’ampleur de ce trafic, sinon de l’évaluer. Par contre, le commerce avec l’Europe était soumis à un contrôle plus strict, dans ses débouchés portuaires.

Depuis l’abolition de l’esclavage dans la Régence de Tunis (1841-1846)1 et dans la Régence de Tripoli2 (1855), la traite, désormais condamnée officiellement, devenait plus discrète sinon clandestine. Le tarissement des sources d’information, la limitation des marges de manœuvre des commerçants, dans les ports exposés au contrôle consulaire et le repli effectif des caravanes vers des relais périphériques rendent plus difficiles les investigations des historiens relatives à une activité en déclin, prohibée, secrète, souterraine et mystérieuse. Elle a, désormais, l’évidence d’un mythe, évoquant une sorte de Farwest saharien.

Lire l'article de Khalifa Chater (Cahiers de la Méditerranée - vol.65 - 2002)



La Route de l'esclave
Dans l’histoire universelle de l’esclavage, la traite négrière transatlantique revêt une triple singularité :
- Sa durée : environ quatre siècles
- La spécificité de ses victimes : l’enfant, la femme, l’homme noirs africains
- Sa légitimation intellectuelle : la construction de l’idéologie anti-Noir et son organisation juridique, le Code noir (1685).
Entreprise commerciale et économique, la traite négrière est l’illustration dramatique de la rencontre entre l’histoire et la géographie. Elle a lié plusieurs régions et continents : Europe, Afrique, Océan Indien, Caraïbes, Amérique.
Premier système de mondialisation de l’histoire, la traite et l’esclavage qui en est issu, du XVIe au XIXe siècle, constitue, selon l’historien français Michel Deveau « la plus gigantesque tragédie de l’histoire humaine par l’ampleur et la durée ». La traite négrière transatlantique, facteur déterminant de l’économie mondiale au XVIIIe siècle, a été en effet le plus grand mouvement organisé de déportation de l’histoire. Des millions d’Africains ont été arrachés à leurs foyers, déportés vers le continent américain et vendus.

Le dossier de l'UNESCO



Visite virtuelle de Gorée
Une gallerie d' images accompagnées des commentaires écrits du chef conservateur de la Maison des Esclaves, Boubacar Joseph Ndiaye. Visite des cellules pour les hommes, enfants et femmes, ainsi que de "la porte du voyage sans retour".



Sunugaal (pirogue) de Didier Awadi

Vous m'aviez promis que j'aurais du boulot
Vous m'aviez promis que je n'aurais plus jamais faim
Vous m'aviez promis de vraies occupations et un avenir
En vérité jusqu'ici je ne vois toujours rien
Voilà pourquoi j'ai décidé de fuir, voilà pourquoi je me casse en pirogue
Je le jure ! Je ne peux rester ici une seconde de plus.
Mieux vaut mourir que de vivre dans de telles conditions, dans cet enfer
Advienne que pourra
Je préfère encore mourir...

Ecouter la chanson de Didier Awadi et visionner le diaporama


Le blog de la petite nièce
Découvrez les coulisses de l'émission...