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par Souleymane Coulibaly dit Solo Soro et Vladimir Cagnolari
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Africa - America

Bonjour, et bienvenue dans votre Afrique enchantée !

Aujourd’hui nous vous emmenons dans une ballade transatlantique, pour vous parler de ce qui unit et de ce qui sépare les africains d’Afrique de leurs cousins d’Amérique !

Avec : Chekh Tidiane Seck (musicien malien), Ray Lema (musicien congolais), Charlie Haffner (comédien et metteur en scène sierra-léonais), Rocky Dawuni (chanteur ghanéen qui vit à Los Angeles) et Eric Jones (africain-américain émmigré au Ghana).


L'Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures
Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d'Africultures
 
Programmation musicale

T.P. Orchestre Poly-Rythmo : Les Djos
album : T.P. Orchestre Poly-Rythmo - The Kings of benin Urban groove 1972-80
(Soundway . 2004)

Louis Amstrong : Nobody knows the trouble I've seen (extrait)
album : Louis and The Good Book vol.1
(MCA . 1980)
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Aretha Franklin : Chain of fools (extrait)
album : 20 Greatest Hits
(WEA . 1987)
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Miriam Makeba & The Skylarks : Siyavuya (extrait)
album : South African Jazz
(World Music Network . 2000)
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James Brown : Say it loud, I'm black and I'm proud (extrait)
album : Sex Machine. The very best of James Brown
(Polydor . 1991)
En images !

Matata : I feel funky
album : Africafunk
(Harmless Recordings . 2000)

Ray Lema : Sakana
album : Kinshasa - Washington D.C. - Paris
(Editions de Bertholène . 1984)
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Sun Ra : Ankhnaton
album : Fate in a pleasant mood when sun comes out
(Evidence Music . 1993)
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Sekouba Bambino : It's a man's man's, world
album : Sinikan
(Syllart . 2002)
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Rocky Dawuni : Fadaland (exrait)
album : Book of Changes
(Aquarian Records . 2005)
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Dee Dee Bridgewater : Dee Dee
album : Red earth
(DDB records . 2007)
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Otis Redding : Pain in my heart
album : The very best of Otis Redding
(Elektra Entertainment Group (Warner) . 2000)
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  Livres


Florent Mazzoleni
James Brown. L'Amérique noire, la soul, le funk.

Depuis les débuts professionnels de James Brown en 1956 jusqu'à ses performances récentes, cet ouvrage retrace ses 50 ans de carrière tout en racontant l'évolution de la musique noire américaine, de Ray Charles à Miles Davis en passant par Sam Cooke, Otis Redding, Aretha Franklin, Curtis Mayfield, George Clinton, Sly Stone, les Meters, les Temptations, leslsley Brothers, etc. Véritable roman de la musique noire, ce livre magnifiquement illustré raconte l'invention et les transformations successives de la soul et du funk, des pionniers du gospel et du rhythm' n'blues jusqu'au hip-hop contemporain.

éditeur : Hors Collection
parution : 2005



William E. B. DU BOIS
Les âmes du peuple noir

« Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs. » Telle est l’intuition fondamentale de Du Bois dans Les Âmes du peuple noir, œuvre majeure de la littérature nord-américaine. Dans ce recueil d’essais publié en 1903, Du Bois évoque avec une puissance inégalée l’étendue du racisme américain et donne à voir au monde la réalité de l’expérience quotidienne afro-américaine dans l’Amérique de la ségrégation. Cette nouvelle traduction montre, inscrits dans la langue, tous les enjeux philosophiques d’un texte qui se veut également « littéraire ». L’écriture élégante et passionnée de Du Bois tisse les souvenirs autobiographiques et les paraboles épiques avec les analyses historiques et sociologiques, construisant ainsi l’unité culturelle et politique du peuple noir à partir de la multiplicité de ses âmes individuelles. Les Âmes du peuple noir a inspiré l’essentiel de la conscience collective noire et des mouvements en faveur des droits civiques dans les années soixante, et continue d’avoir un retentissement considérable au sein de la communauté afro-américaine et au-dehors.

William Edward Burghardt Du Bois (1868-1963), l’une des plus grandes figures de l’histoire noire américaine, a été le premier Noir à obtenir un doctorat à Harvard. Il est à l’origine des premières recherches sociologiques et historiques sur la communauté afro- américaine. Activiste politique, il fonde en 1905 le mouvement Niagara, puis est co-fondateur de la National Association for the Advancement of Coloured People en 1910, pour lutter en faveur des droits civiques et politiques des Noirs. Écrivain et essayiste, il a publié une autobiographie et des romans ; on peut considérer Les Âmes de peuple noir comme son chef-d’œuvre.

éditeur : La Découverte
parution : 2007



Martin Luther King
Black Power

Ce qui caractérise principalement la vie d'un Noir, c'est la souffrance, une souffrance si ancienne et si profonde qu'elle fait partie de presque tous les instants de sa vie. Dans un monde compétitif à l'extrême, il sait qu'on lui déniera toujours le droit au soleil, à la vie, au pouvoir. Etre Noir, c'est porter la trace historique de l'esclavage et du démembrement familial. Il ne faut pas craindre de soulever certaines questions fondamentales sur la moralité de notre pays. Pourquoi y a-t-il quarante millions de pauvres dans une nation qui nage dans l'opulence ? Pourquoi notre pays s'est-il institué l'instrument militaire de Dieu sur terre ? Pour supprimer les méfaits du racisme, de la misère et du militarisme, il faut susciter de nouvelles valeurs. Que notre mouvement n'encourage pas le Noir à s'intégrer à toutes les valeurs actuelles de la société. Soyons des dissidents audacieux. Nous devons avoir la passion de la paix, car nous avons connu la misère et la malédiction de la guerre." Un livre qui entre en résonance aussi bien avec l'actuelle campagne électorale américaine qu'avec les questions soulevées en France depuis quelque temps autour du thème de l'esclavage. Ce livre reprend l'un des trois chapitres du livre Où allons-nous ? publié en 1968 par les Editions Payot : "Le Black Power" ; "Le racisme et le recul des Blancs" ; "Le dilemme des Noirs américains".

éditeur : Payot Poche
parution : 2008



Booker T. Washington (Auteur), Jeanne-Marie Vazelle (Traduction)
Up from Slavery, Ascension d'un Esclave Emancipé

Octobre 1901... Un homme noir dîne à la Maison-Blanche avec le président Roosevelt. Un événement qu'un journaliste de Memphis qualifiera d'" outrage le plus abominable jamais perpétré par un citoyen américain ". Ses mots se répandent comme une traînée de poudre, la renommée de Booker T. Washington, hôte du président des États-Unis, traverse les océans. Né esclave sur une plantation de Virginie, Washington est devenu le premier leader afro-américain après l'Émancipation.

Up from Slavery est le récit autobiographique de son ascension inouïe, le manifeste du plus célèbre de ces quatre millions d'esclaves devenus brusquement citoyens, l'histoire d'un enfant qui rêvait d'apprendre à lire et devait un jour dîner avec le président.

éditeur : Les éditeurs libres
parution : 2008



Maya Angelou
Tant que je serai noire

Figure emblématique de l'histoire des États-Unis, Maya Angelou s'est engagée corps et âme dans le vingtième siècle américain. Tant que je serai noire est le récit de sa vie à partir de 1957 lorsque, décidée à devenir écrivaine, elle part avec son fils, Guy, pour rejoindre Harlem, épicentre de l'activité intellectuelle des Noirs américains. Elle participe aux bouleversements de l'époque et rencontre des artistes comme Billie Holiday et James Baldwin, et les leaders du mouvement des droits civiques, Malcolm X et Martin Luther King. Enfin, conquise par Vusumzi Make, combattant pour la liberté et les droits des Noirs d'Afrique du Sud, elle part vivre en Afrique, théâtre des luttes anticolonialistes, où elle devient journaliste. Ce récit est l'autoportrait d'une femme exceptionnelle qui a intégré, jusque dans les plus profonds replis de sa vie intime, une véritable révolution mondiale, culturelle et politique.

Née le 4 avril 1928 à St-Louis, dans le Missouri, MAYA ANGELOU a vu défiler le vingtième siècle américain et s'y est engagée corps et âme. Elle a dû faire face à ce que lui imposait sa condition de femme noire.

Depuis, Docteur Angelou a été nominée pour le prix Pulitzer et le National Book Award, elle est lauréate d'une longue liste de prix littéraires et autres mentions. À quatre-vingts ans, elle parcourt le monde pour monter sur scène et parler, réciter et chanter ; des événements qui rassemblent des foules de fidèles admirateurs. Oprah Winfrey, lui voue une admiration sans bornes et dissémine l'oeuvre de celle qu'elle appelle sa mère-soeur-amie-mentor.

éditeur : Les éditions Allusifs
parution : 2008



Peter Guralnick (Auteur), Benjamin Fau (Traduction)
Sweet Soul Music : Rhytm & Blues et rêve sudiste de liberté

Épopée humaine, ouvrage érudit, chronique d’une époque et de sa musique – Sweet Soul Music est tout cela à la fois, et plus encore. On peut lire ce livre comme une galerie de portraits, ceux des personnalités les plus marquantes de la musique soul du sud des Etats-Unis, et l’on part ainsi à la rencontre de personnages légendaires de la musique populaire noire, tous aussi complexes et fascinants les uns que les autres : Sam Cooke, Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, Isaac Hayes ou encore Al Green. On peut également y suivre une extraordinaire aventure humaine, celle de l’ascension et de la chute du label Stax – celui de Booker T.& the MGs, Otis Redding, Sam & Dave, Carla Thomas et Johnnie Taylor – et se plonger ainsi dans une époque clef de la culture populaire américaine, dans ces années 60 bouillonnantes où travaillent pour la première fois ensemble, non sans heurts, pleurs et grincements de dents, culture négro-américaine et culture blanche, musique sacrée et musique profane, tradition et innovation. Méticuleusement documenté, étayé par de nombreuses interviews, Sweet Soul Music se lit comme un roman – mais comme un roman vrai, celui d’hommes et de femmes qui ont changé l’histoire de la musique populaire et qui ont participé au grand bouleversement des mentalités raciales et sociales dont les effets se font encore sentir aujourd’hui.

Journaliste et écrivain, Peter Guralnick est l’auteur d’une série de travaux qui font autorité sur la musique vernaculaire américaine, principalement des années 50 et 60. Ses chroniques pour des publications aussi diverses que Rolling Stone, le Village Voice, le Boston Phoenix ou le New York Times ont trouvé un prolongement naturel dans trois volumes consacrés à des musiciens de rock, de blues, de soul et de country : Feel Like Going Home en 1971, Lost Highway en 1979 et enfin Sweet Soul Music en 1986. Les deux volumes de sa monumentale biographie d’Elvis Presley - Last Train to Memphis (1994) et Careless Love (1998) ont été salués comme œuvres de référence par tous les fans, amateurs comme spécialistes, du King. Il est également l’auteur d’un roman noir ayant pour cadre le revival blues des années 60 : Nightawk Blues.

éditeur : Allia
parution : 2003

  Liens


James Brown et l'Afrique
Le continent africain n’a pas été épargné par la déferlante James Brown. Lorsque de 1965 jusqu’au milieu des années 1970, le chanteur enchaîne des tubes inoubliables tels que I got you (I feel good), Papa’s got a brand new bag, It’s a man’s man’s world, Say it loud (I’m black and i’m proud), et Sex machine, pour ne citer que ceux-la, l’Afrique se met à danser sur ses rythmes diablement funky . D’abord, les pays anglophones sont pris dans le tourbillon. Des groupes ghanéens et nigérians tels qu’Osibisa, The Ashanti Chiefs et la star naissante de l’afro beat, Fela Kuti, saluent le génie créatif du « Parrain de la Soul » et s’en inspirent largement...

Lire l'article de Franck Salin pour afrik.com (décembre 2006)



James Brown à Kinshasa
Il y a vingt-cinq ans, le documentariste Leon Gast tenta de faire un film sur le combat que se livrèrent en 1974 à Kinshasa, au Zaïre, les boxeurs Muhammad Ali et George Foreman. Mais des problèmes multiples retardèrent le projet, qui ne sortit en salle qu'en 1996. Vues à travers les yeux de Leon Gast, les six semaines que les deux boxeurs passèrent en Afrique en attendant que le combat puisse avoir lieu représentent une étape importante dans la compréhension par l'Amérique de ses racines africaines. Muhammad Ali avait été déchu de son titre de champion du monde poids lourds en raison de son opposition à la guerre du Vietnam, ce qui lui avait même valu une peine de prison. Le champion en titre George Foreman accepta aussi de se rendre à Kinshasa pour un combat organisé par l'agent Don King. Mais après l'arrivée des deux champions, le combat fut ajourné. Leon Gast filme donc le charismatique Muhammad Ali dans les semaines qui suivent lors de ses sorties et de ses rencontres avec la population africaine, qu'il cherche à connaître. Foreman, de son côté, semble préférer la solitude. Et pendant ce temps, Don King fait venir des artistes noirs américains comme James Brown et les Spinners, pour qu'ils jouent avec des artistes africains....

Visionnez un extrait du film disponible en DVD (When We Were Kings).



Marcus Garvey et la Star Black Line
En 1919, Marcus Garvey créé la Black Star Line, compagnie maritime censée servir le projet de rapatriement. Il fit la tournée du pays à la façon d’un monarque pour promouvoir son initiative et recueillir des investissements. A New York, il descend les rues de Manhattan à bord d’une Limousine, suivi par 250 000 adeptes. Les autorités fédérales commencent à s’intéresser à lui...



The Gullah : Rice, slavery and the Sierra-leone american connection
Au dix-septième siècle, les premiers Gullahs ont été amenés en Georgie et en Caroline du Sud pour travailler dans les plantations de riz. Ils ont maintenu plusieurs liens avec leur culture et leur langue d'origine, principalement le mendé de Sierra Leone, en Afrique de l'Ouest.


Le « trip » africain des Noirs américains
Avec 10 000 entrées par an, les Afro-Américains forment la plus importante colonie de touristes au Ghana. Plus d'un millier d'entre eux ont choisi de s'installer dans ce pays d'Afrique de l'Ouest de 20 millions d'habitants, coincé entre la Côte d'Ivoire et le Togo. Ancienne colonie britannique, le Ghana est le pays d'Afrique le plus visité par les Noirs américains, devant l'Afrique du Sud et le Kenya...

Lire l'article de sabine Cessou pour L'Expansion